La stratégie du choix

En général quand je présente mon projet de vivre dans un habitat autonome en pleine nature, tout le monde me dit qu’il aimerait mener un projet similaire. Mais personne ne le fait. J’ai fini par me demander pourquoi.

Devenir acteur de sa vie, mettre en branle des projets trop longtemps mis de côté, c’est une aventure. C’est aussi et surtout une bataille contre soi, ses habitudes, ses peurs. Pourquoi certaines personnes sont-elles capables de dessiner un projet de vie dans un cahier et de faire sortir ce monde de terre comme s’il se matérialisait depuis un monde parallèle? Comment est-ce qu’on invente son futur?

On a tous de bons prétextes pour ne rien faire, voici ma collection personnelle.

– Pour bien débuter :

La théorie des 5% popularisée par David Manise voudrait que 5% de la population assume une trajectoire portée sur le leadership. La capacité à prendre les risques avant les autres et pour les autres. Prendre la responsabilité d’innover et de montrer que c’est possible. Tout le monde est susceptible de devenir un 5%. En assumant votre potentiel vous devenez un moteur pour les autres et pour vous même.

– La peur :

La peur est une projection anxieuse d’un futur qui n’existe pas concernant un problème que vous n’avez pas encore su régler. Elle est induite par une créativité débridée mal employée. Passer à l’action est un bon moyen de court-circuiter la peur en sortant de votre tête pour passer au réel qui lui n’est pas imaginaire.

– Remplacer “mais” par “et” :

Quand on commence à élaborer sa trajectoire idéale, on finit toujours par arriver sur l’obstacle “mais”. J’aimerais pouvoir faire quelque chose oui mais… J’aimerais pouvoir construire ma maison oui mais je ne sais pas faire l’électricité. Remplacez le “mais” par le “et” . Vous ne savez pas faire d’électricité ET vous pouvez trouver un électricien, prendre un cours, vous faire aider… Quand vous utilisez “et” vous permettez à votre créativité de s’exprimer pour trouver une solution. Quand vous utilisez “mais” votre créativité est occupée à énumérer les problèmes.

– L’impasse contextuelle :

Vous aurez facilement tendance à diminuer une vision par rapport à votre perception du contexte présent. Vous allez estimer que parce que vos possibilités sont trop limitées maintenant vous devrez changer de cap pour pouvoir réussir. C’est une impasse dans la mesure où vous n’êtes pas en mesure de prédire l’avenir. Ce n’est parce que quelque chose semble hors de portée maintenant qu’il le sera plus tard.

– les autres :

En avançant dans votre projet de vie,  vous risquez de bousculer les autres. Vous susciterez enthousiasme mais aussi peur ou jalousie. Sachez vous protéger et vous recentrer sur ce que vous voulez vraiment. Les opinions des autres n’ont pas à devenir votre réalité.

– L’éléphant :

En changeant de mode de vie on fait rapidement face à une montagne de problèmes qui deviennent vite ingérables. C’est comme manger un éléphant. Si vous le tentez en une fois vous vous étouffez. Il faut le manger une cuillère après l’autre. Cassez les gros problèmes en plus petits problèmes et réglez-les les uns après les autres. La persévérance est une valeur fiable.

– La pensée magique :

Vous allez avoir l’envie du projet sans fixer de date. Ou plutôt vous allez déléguer le départ à un évènement hypothétique futur. Les mots bientôt, le bon contexte, la bonne personne… sont des sales pièges. Ils sont là pour vous faire supporter un présent que vous ne souhaitez plus en espérant un futur que vous n’initiez pas. Vous avez une idée, commencez maintenant. Oui MAIS : pas d’argent, pas de compétences… Ok, vous ne savez pas encore monter une ossature bois. Achetez vous une scie et commencez par faire ce banc que vous repoussez depuis des mois et ainsi de suite.

– L’échec :

Quoiqu’il puisse arriver vous allez échouer. L’échec est le processus de base de la dynamique d’apprentissage. Échec n’est pas forcément le bon terme, parlons plutôt d’obstacle. L’obstacle augmentera vos compétences et votre discipline. C’est uniquement lorsque vous décidez d’arrêter l’ascension de votre obstacle que votre échec devient manifeste.

– Le temps :

Changer de trajectoire prends du temps : 1 an, 5 ans, 10 ans… De toute façon le temps passera que vous le vouliez ou non. Il sera alors peut être opportun de le consacrer à ce que vous désirez plutôt qu’à ce que vous ne voulez plus.

– La responsabilité :

Devenez responsable de votre trajectoire. Ne blâmez pas une chose ou une personne en cas d’échec. Lorsque vous pointez une chose extérieure comme responsable de votre échec vous perdez de même votre capacité d’action sur cette chose. En assumant votre impasse vous redevenez acteur de la situation et vous pouvez utiliser tous vos moyens pour trouver une solution.

– La réussite :

La peur de la réussite sera certainement la plus grosse tempête de votre voyage. Réussir c’est aller vers du nouveau, vers l’inconnu et l’inconnu est une peur viscérale. Échouer fait moins peur dans la mesure où l’on revient vers un point de départ que l’on connaît déjà.

– En conclusion :

Vous serez certainement seul dans votre traversée du désert et ce sera parfois très difficile.  Celui ou celle qui gagne à la fin est la personne qui aura fait preuve de persévérance et de discipline. Celui ou celle pour qui son “Pourquoi” aura été plus grand que tous les obstacles.

Bonne route !

 

 

 

 

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