Guide de la sapologie de l’autonomie.

Quand tu vis en pleine nature, les fringues c’est ton meilleur rempart contre les intempéries et les difficultés du terrain. Il convient donc de les choisir avec soin !

– Phase 1, le cadre éthique :

Le vêtement c’est une industrie polluante qui fait souvent travailler des personnes réduites à un régime proche de l’esclavage. Je privilégie, les entreprises non délocalisées, le marché de l’occasion et le DIY.

– La tête :

La tête évacue environ 30% de la chaleur corporelle, le choix du bonnet est important. Mon préféré, celui des Laines du Forez, fabrication Française, un modèle robuste et efficace. Pour le soleil un chapeau australien BC hats qui me suit depuis plus de dix ans.

Le bonnet les Laines du Forez.

Les tours de cou ne sont pas en reste, j’utilise un modèle Lite de Woolpower en mérinos pour l’hiver fabriqué en Suède. Un Buff en Nomex résistant au feu pour mes travaux. Le meilleur pour la fin, le Buff coolmax porté en bonnet après avoir été trempé dans l’eau très efficace en temps de canicule.

– Les pieds :

Je prends des chaussures de randonnée en cuir sans membrane d’étanchéité et ressemelables. Parfait pour une éventuelle maintenance par un cordonnier. Mon choix perso, la Meindl Perfekt, une fabrication à l’ancienne qui ne pleure pas le cuir, Lowa fait aussi de bons produits. Dans le même genre les bottes de saut Corcoran sont bien, j’ai la même paire depuis 15 ans. Attention des chaussures en cuirs épais demandent un certain temps de préparation avant de devenir confortables.

Les Meindl Perfekt, un charme intemporel qui se mérite avec une bonne campagne d’assouplissement.

Des bottes en caoutchouc naturel Françaises pour le jardin et les vasiers avec les Aigle Parcours 2. Des bottes de sécurité pour le tracteur en provenance des Pays-Bas avec les Dunlop Purofort. Pour les jours très chauds j’ai des sandales Source.

Pour les chaussettes c’est plus compliqué. Il vaut mieux virer les chaussettes pure laine, au bout de 15 jours c’est plié… Les plus robustes restent les 1000 Mile Combat Socks Anglaises garanties 1600 km, c’est 100% synthétique mais c’est confortable et çà sèche vite. Le choix confort, Les Woolpower Socks 400 en Mérinos, super agréable. En cas de grande chaleur les modèles Experia de Thorlo sont pertinentes.

– Le bas :

Pour les pantalons je me fournis de plus en plus en modèles pour compagnons, les “largeots”. Les coupes sont bonnes et adaptées aux mouvements en situation de travail. Les textiles sont de qualité et très épais. Les vêtements sont confectionnés en France et en Allemagne chez FHB et Le laboureur. J’utilise en accessoires soit des bretelles FHB ou un ceinturon cuir de surplus de l’armée Française. Je porte aussi un intérêt à la salopette de travail Carhartt.

La salopette Carhartt dans ses oeuvres.

Deux possibilités sur ces pantalons, le velours et la moleskine. Le velours est très agréable surtout pour les travaux de jardinage. La moleskine est un peu moins confortable mais plus résistante. La composition 100% coton de la moleskine la rend moins sensible au feu et aux étincelles. Le velours comporte souvent une part de polyester en plus du coton malheureusement.

Le grammage de ces tissus anciens est aussi très intéressant. Estimez-vous heureux quand un jean possède un textile de 300g/m2 là où une moleskine dite “cuir allemand” atteint 600g/m2. C’est construit pour durer.

Détail des coutures et renforts cuir sur un largeot FHB “cuir allemand”.

Pour les travaux vraiment raides je rajoute une paire de cuissards appelés aussi chaps en coton huilé de chez Filson USA. La coupe et le concept est super, ça protège bien de la boue. Par contre la qualité du coton employé reste perfectible à mon goût et je préfère réaliser mon propre modèle avec de la toile à tipi Ten Cate plus robuste.

Pour les intempéries, le surpantalon ciré Guy Cotten reste une valeur sûre. Pour les grandes chaleurs je n’ai pas encore trouvé de short efficace.

– Le haut :

Pour le haut, mon choix va de loin sur les pulls les Laines du Forez. Confort, qualité et tenue dans le temps. En plus léger j’utilise beaucoup de chemises en flanelle mais je n’ai pas encore trouvé de modèle qui me satisfasse sur tous les critères. Bien que ce soit du synthétique j’aime beaucoup le pull en polaire double zip de Kitanica USA.  Une mention particulière pour le confort de la chemise en laine Swanndri malheureusement fabriquée en Asie.

Le pull double zip Kitanica.

La laine c’est bien mais ça résiste pas longtemps aux ronces. J’utilise donc un coltin de compagnon en moleskine par dessus mes vêtements. Quand je souhaite une couche de protection moins chaude, j’opte pour un gilet Filson en coton huilé.

Gilet Filson, chemise en flanelle et tour de cou en laine fine.

Pour les applications forestières intensives je dispose d’une veste de surplus de l’armée Suisse Alpenflage. J’ai toujours la même depuis 15 ans. Des poches partout, un tissu épais, une capuche généreuse et c’est pas cher. Je complète avec une chasuble en toile de tipi de ma fabrication.

Veste de surplus Suisse et Buff pour mon ami, chaps Filson et chasuble pour moi.

Pour la pluie je recommande les vieux ponchos des surplus de l’armée en toile cirée. Ils sont lourds, ils puent le caoutchouc mais c’est le top.

Pour les grands froids, une veste Snugpak Sleeka ou Carinthia MIG. Ces deux fabricants de duvets ont développé une gamme de vêtements très agréables avec une capacité à couper le vent appréciable.

La veste Snugpak Sleeka et le largeot cuir allemand FHB isolent bien des basses températures.

En cas de canicule mention spéciale pour les chemises Gao de surplus de l’armée française.

– Les dessous :

Les sous-vêtements de qualité sont souvent horriblement chers. Encore plus si on veut des textiles naturels non délocalisés. Pour le moment je recommande Woolpower en mérinos/polyamide Suédois et Engel en mélange soie/mérinos bio de confection Allemande. Je n’ai à ce jour pas le budget nécessaire pour tester d’autres marques.

– Les mains :

C’est souvent compliqué de trouver des gants résistants et confortables pour faire du merdier. J’utilise des sous gants en soie dans des gants en cuir grossier de jardinage. En dehors de cette combinaison, j’ai ruiné beaucoup de gants ces dernières années et je n’ai rien trouvé de durable pour l’instant.

Prenez des gants de qualité, c’est important pour les parties de ballon prisonnier!

– En conclusion :

Achetez peu, achetez bien et pour longtemps. Investissez dans une machine à coudre d’occasion pour faire durer vos vêtements (voir notre article) . Et surtout bonne chasse !

Trouvez les liens vers les différents fabricants sur notre page bonnes adresses, paragraphe “vêtements”.

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *