La machette outil polyvalent.

Outil agricole méconnu sous nos latitudes, la machette dispose d’un potentiel sous estimé.

Bon c’est vrai que vu comme ça la machette souffre d’un sacré délit de sale gueule. Pourtant je ne connais pas beaucoup de lames qui permettent de faire du débrousaillage, de l’ébranchage, de la récolte, du petit bois, de la cuisine etc…

Il existe malgré tout des outils bien de chez nous qui rivalise sans peine sur certains travaux comme la serpe et la faucille. Ces derniers restent malgré tout un peu trop spécialisés. La faucille coupe mal le saucisson…

– Sécurité :

Tout comme la serpe ou la hache, la machette n’est pas un objet anodin. Pensez deux fois et coupez une fois.

– Anatomie de la machette :

La principale spécificité c’est la longueur et la finesse de la lame qui va permettre de sabrer (layonner) à travers la végétation. Attention métal fin ne signifie pas fragile. Les machettes de qualité sont fabriquées dans des aciers performants et bénéficient d’un traitement thermique prodiguant une grande élasticité. L’élasticité c’est cette capacité du métal à avoir un effet ressort et à reprendre sa forme initiale.

Différence d’épaisseur entre un couteau à canne (droite) et une machette Comores.

Ces caractéristiques font de la machette une lame légère pouvant être maniée sans fatigue sur la durée par rapport à une serpe. Et avec un pouvoir de coupe plus performant que la faucille sur des végétations épaisses.

– La sainte trinité :

Une autre raison de la méconnaissance des machettes en France métropolitaine c’est la mauvaise qualité des produits disponibles. On va pas se mentir, la plupart du temps c’est de la merde.

Test de coupe sur chêne sec avec un Tapanga Tramontina.

Il existe trois marques vraiment sérieuses :

  • Tramontina, firme brésilienne, la plus facile à trouver .
  • Martindale, d’Angleterre, bâties comme des tanks .
  • 32 Dumas, l’exception Française depuis plusieurs siècles, difficiles à trouver.

Une petite dernière pour la route avec Imacasa, du Salvador.

– En pratique :

Ne rêves pas sur les finitions, c’est agricole. Le premier affûtage s’effectue à la lime à l’exception de 32 Dumas qui coupe bien d’origine. La suite se fait à la pierre à faux. C’est souvent fourni sans étui. Pour entretenir l’acier carbone un peu d’huile et c’est parti.

– Quelles formes :

Je distingue trois familles de formes principales parmi les innombrables variations.

De haut en bas, couteau à canne, sabres et ”lourdes”.
  • Les sabres classiques allongés, les plus intéressants pour le débroussaillage et les moins fatiguants
  • Les lourdes à lames hautes, avec un pouvoir de coupe plus adapté aux végétations épaisses.
  • Les couteaux à canne à sucre à lame extrêmement fine (1mm!). La coupe est phénoménale mais réservée aux initiés.

Les machettes restent avant tout intéressantes pour une végétation verte ou souple, même des arbres. Pour du sec la serpe ou la hache est plus indiquée.

– En conclusion :

Tu veux un produit polyvalent, pas cher et qui fera forte impression sur le voisinage, ne cherche plus !

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